06 May 2009
Réflexions sur la photographie
Par Xavier, 0 Commentaire(s)
Je suis un passionné de photographie. Il s’agit d’une seconde nature, informelle, qui m’accompagne partout où je suis. Je vois la vie d’un regard différent, où chaque instant serait imprégné en image. Or, j’ai remarqué que plusieurs personnes à qui je communique cette sensation de prévisualisation de l’image semblent perplexe quant à leur chance de comprendre ce qu’est l’application de ce concept. Or, je crois que chaque personne peut réussir à développer un style photographique qui lui est propre. Au cours de mon parcourt social, j’ai le souvenir d’avoir entendu plusieurs amis ou connaissances me déclarer qu’ils “n’étaient pas bon” en photographie. Or, il est absolument faux de penser qu’une bonne photo repose sur la qualité de l’appareil photo ou sur une démarche purement technique.
La photographie c’est 40% d’inspiration, 40% d’émotivité et 20% de technique. Il ne faut pas rechercher la technique à tout prix. Exemple, on peux faire une photo mathématiquement parfaite, utiliser un algorithme mathématique pour éliminer la distorsion optique caractéristique à sa lentille, mesurer sa balance des blancs à la main, bref utiliser toutes sortes de procédés reposant essentiellement sur une fondation scientifique et obtenir une photo techniquement parfaite. Effectivement, le principe de base de la photographie est purement physique. Par contre, un photographe qui ne se fierait que sur cette base serait incapable de transposer sa vision du monde en image de manière complète et absolue. C’est là où réside la clé de voûte d’une bonne photo. En agissant comme un technicien, le photographe représenterait un espace émotivement banal. L’erreur à ne pas faire serait donc de donner priorité à la technique, sans effectuer d’abord une prise de conscience émotive du sujet et de l’environnement qui l’entoure ; il ne faut surtout pas rechercher le rationnel.
Il faut plutôt chercher à visualiser la photo dite parfaite. Qu’est ce qui rendrait la prise parfaite ? Dans un musée, si je voyais cette photo, qu’aurait-elle de particulier en guise de démarcation ? En finalité, pourquoi mériterait-elle de se retrouver en ces lieux ?
C’est le plus gros du travail qui est fait. Le reste c’est de la cuisine pour transposer cette image mentale en photographie - ou la théorie de l’oeil intérieur.Pour ce faire, c’est une question d’entraînement avec quelques règles de base, notamment en cadrage. L’appareil importe peu. On peut faire des images extraordinaires avec une petite caméra de poche, en supposant une connaissance de base et une prévisualisation suffisante du sujet. L’appareil photo ne fait surtout pas le photographe.
Une bonne photo joue avec l’émotivité, avec l’esthétisme et avec la géométrie du sujet à photographier. Il y a des colonnes ? Alors tâchons de leur faire approprier une forme géométrique. Il y a un modèle, cadrons-le légèrement à gauche ou à droite du centre tout en laissant l’arrière plan flou , jouons avec les rayons lumineux grâce à l’effet Orton, et ainsi de suite. Ces petites règles de base s’acquièrent grâce à la pratique, mais finalement, c’est le coup de coeur émotif qui doit s’imposer.

