21 Aug 2009

Pinhole aux Iles-de-la-Madeleine !

Par Xavier, 0 Commentaire(s)

Je reviens d'un voyage aux Iles-de-la-Madeleine, et j'en ai profité pour réaliser une série de photographies de bateaux de pêche avec un pinhole, chose que j'avais en tête depuis longtemps. J'ai scanné aujourd'hui de tonnes de négatif, et je dois dire que le résultat m'a littéralement jeté par terre. Je suis sans voix.

Caméra Diana+ avec ouverture pinhole de f/150 sur film diapo Provia 100F @ 17 secondes cross processé.


09 Jun 2009

Cross Processing: le guide !

Par Xavier, 0 Commentaire(s)

J'écrivais précédemment un article concernant le cross-processing. Voilà que la société lomographique a également publié un petit guide sur ce sujet. En fait, ils consacrent une section de leur site au cross-processing. À voir et à lire comme complément sur le sujet !

Le guide

Le site

***

À noter que je serai en voyage en europe pour 1 mois à partir du 14 juin. Un blog spécial permettra de suivre l'évolution du voyage (d'un point de vue photographique j'espère !)


06 May 2009

Réflexions sur la photographie

Par Xavier, 45 Commentaire(s)

Je suis un passionné de photographie. Il s’agit d’une seconde nature, informelle, qui m’accompagne partout où je suis. Je vois la vie d’un regard différent, où chaque instant serait imprégné en image. Or, j’ai remarqué que plusieurs personnes à qui je communique cette sensation de prévisualisation de l’image semblent perplexe quant à leur chance de comprendre ce qu’est l’application de ce concept. Or, je crois que chaque personne peut réussir à développer un style photographique qui lui est propre. Au cours de mon parcourt social, j’ai le souvenir d’avoir entendu plusieurs amis ou connaissances me déclarer qu’ils “n’étaient pas bon” en photographie. Or, il est absolument faux de penser qu’une bonne photo repose sur la qualité de l’appareil photo ou sur une démarche purement technique.


La photographie c’est 40% d’inspiration, 40% d’émotivité et 20% de technique. Il ne faut pas rechercher la technique à tout prix. Exemple, on peux faire une photo mathématiquement parfaite, utiliser un algorithme mathématique pour éliminer la distorsion optique caractéristique à sa lentille, mesurer sa balance des blancs à la main, bref utiliser toutes sortes de procédés reposant essentiellement sur une fondation scientifique et obtenir une photo techniquement parfaite. Effectivement, le principe de base de la photographie est purement physique. Par contre, un photographe qui ne se fierait que sur cette base serait incapable de transposer sa vision du monde en image de manière complète et absolue. C’est là où réside la clé de voûte d’une bonne photo. En agissant comme un technicien, le photographe représenterait un espace émotivement banal. L’erreur à ne pas faire serait donc de donner priorité à la technique, sans effectuer d’abord une prise de conscience émotive du sujet et de l’environnement qui l’entoure ; il ne faut surtout pas rechercher le rationnel.

Il faut plutôt chercher à visualiser la photo dite parfaite. Qu’est ce qui rendrait la prise parfaite ? Dans un musée, si je voyais cette photo, qu’aurait-elle de particulier en guise de démarcation ? En finalité, pourquoi mériterait-elle de se retrouver en ces lieux ?

C’est le plus gros du travail qui est fait. Le reste c’est de la cuisine pour transposer cette image mentale en photographie - ou la théorie de l’oeil intérieur.Pour ce faire, c’est une question d’entraînement avec quelques règles de base, notamment en cadrage. L’appareil importe peu. On peut faire des images extraordinaires avec une petite caméra de poche, en supposant une connaissance de base et une prévisualisation suffisante du sujet. L’appareil photo ne fait surtout pas le photographe.

Une bonne photo joue avec l’émotivité, avec l’esthétisme et avec la géométrie du sujet à photographier. Il y a des colonnes ? Alors tâchons de leur faire approprier une forme géométrique. Il y a un modèle, cadrons-le légèrement à gauche ou à droite du centre tout en laissant l’arrière plan flou , jouons avec les rayons lumineux grâce à l’effet Orton, et ainsi de suite. Ces petites règles de base s’acquièrent grâce à la pratique, mais finalement, c’est le coup de coeur émotif qui doit s’imposer.


06 May 2009

Le Cross Processing

Par Xavier, 7 Commentaire(s)

L’essence de ce blog n’est pas portée que sur le domaine de la photographie. Toutefois, je me fais poser beaucoup de question ces derniers temps sur une méthode de photographie argentique bien spécifique, le cross-processing. L’idée générale est de produire une image dont les couleurs naturelles seront altérés chimiquement. Pas question d’utiliser Photoshop ici. Seul le développement spécifique du film fera en sorte de modifier les couleurs.

Le premier point à savoir est que le cross processing implique un film. Oui un film. Exit l’appareil numérique si cher payé. Il ne suffit que d’une petite caméra en plastique pour voir la magie opérer. Tout ceci est d’ailleurs particulièrement en vogue cette année grâce à la mode du vintage et du rétro. On peut acheter pour quelques dollars des petites caméras en plastique permettant d’expérimenter le cross-processing. Tout film peut convenir, mais les puristes (comme moi) ont une nette préférence pour le film de moyen format - dit 120 - qui offre une résolution supérieure pour ce genre d’application.

Le deuxième point à savoir est que le cross-processing est un procédé de développement photographique. Ce n’est pas la prise de vue qui altère les couleurs, mais bien une réaction chimique que j’expliciterai bientôt.

Troisième et dernier point, il faut savoir aussi que le film argentique se décline en deux types et en un éventail de marques commerciales. En premier, on retrouve le film négatif que tout le monde connaît. Développer ce film produit une image aux couleurs inversés. Le film diapo, ou slide, restitue une image directement visible sur filet transparent - un positif. Différence majeure, le film à diapositive transparent doit être développé dans de l’acide E-6 et le film à négatif dans une cuve de C-41. Bingo, nous voilà à la clée du cross-processing.

Formellement, le cross-processing c’est développer un certain type de film avec le mauvais acide. Typiquement, on cross-process un film à diapositive (qui requiert du E-6) avec du C-41. La réaction chimique fait en sorte de produire une image négative sur un support qui est conçu pour être positif ! Une brusque variation de couleurs s’ensuit, ce qui créé toute la magie du cross-processing.


Mais l’idée ne s’arrête pas là. Chaque déclinaison de film possède une émulsion chimique différente, qui réagit différemment au procédé. Ainsi, un film Velvia de Fuji réputé pour sa saturation inimitable, deviendra rouge une fois croisé. Le Fuji Provia deviendra turquoise. Le Kodak E100G démontrera une brusque variation dans la saturation des couleurs. Ainsi de suite. Le plaisir réside donc dans la recherche de différents films pour en tester les variations. C’est un peu comme faire une épicerie. À ce sujet il existe un groupe Flickr qui répertorie les variations de différents films face au procédé.

Il est également à noter que la plupart des laboratoires photos refuseront d’effectuer du cross-processing. En effet, il existe un risque théorique de bousiller toute la cuve de chimie. Qui voudrait perdre une cuve complète pour développer un seul film ? À titre de précaution, chaque rouleau de film doit être développé séparément, d’où un perte évidente de productivité chez les labos. Or, le risque est théorique et on peut berner les laboratoires des grandes surfaces bien facilement en interchangeant les capsules de film 35mm - en faisant passer un film C-41 pour un film E-6 par exemple, et vice versa - on obient alors un cross-process à petit prix. À noter que le dernier laboratoire à Montréal effectuant l’opération sur demande est Boréalis.

***

La découverte du film est véritablement un moment magique. L’imprévu est de mise, mais on obtient en bout de ligne une image qui est réellement unique.

On peut aussi se faire prendre dans la folie d’essayer chaque type de film sur le marché. Personnellement, je me suis épris pour le Kodak E100G et le Fuji Velvia. Il faut également faire très attention à l’exposition. Le film négatif habituel possède une latitude particulièrement élevée (± 5 crans !) alors que le diapo E-6 doit être exposé très précisément. L’achat d’un posemètre s’impose.


Content Management Powered by CuteNews